24.01.2008
Les Aides de l'Etat à la Presse
288 pour 2008 !
Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, nommée Rue de Valois depuis mai, a présenté, en septembre dernier, le budget 2008 de son ministère. Parmi ses grandes évolutions, ce budget présente une dotation tout à fait nouvelle et ambitieuse des aides à la presse : 288 millions d’euros, soit 5,8% d’augmentation par rapport à 2007. « Un tel soutien ne serait qu’une sorte de respiration artificielle, si l’Etat n’accompagnait pas fortement, en parallèle, la modernisation profonde que ce secteur engage aujourd’hui pour répondre à la crise qu’il traverse », précise la ministre.
Ce nouveau budget assure le soutien de l’Etat particulièrement envers la diffusion de la presse et la défense du pluralisme. Une aide spéciale de 242M€ est accordée au transport de la presse. L’Etat décide d’attribuer 16,05M€ à la diffusion. L’engagement traditionnel des pouvoirs publics en faveur de la défense du pluralisme est poursuivie en 2008 à hauteur de 9,95M€.
Est attribuée à l’Agence France Presse la somme de 109,4M€. Dans la continuité du soutien de 2007, l’Etat considère l’AFP comme un atout pour la presse qui doit maintenir sa position internationale. L’Agence peut aujourd’hui mettre en place un développement accéléré de son matériel technologique.
D’ailleurs, la modernisation entière du secteur se voit confirmer un budget de près de 180M€, dont l’Agence France Presse fait principalement partie. Il s’agit là d’une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente. La fabrication de la presse quotidienne bénéficie d’un budget de 30M€, c’est 44% de plus qu’en 2007 ; et sa distribution est estimée à 12M€.
L’Etat s’attache à garantir la liberté de la presse. Son action vise à soutenir les entreprises de presse dans leurs actions et leur modernisation. Effort exceptionnel d’une dotation qui atteint son plus haut niveau historique. Christine Albanel insiste sur l’effort de l’Etat, lors de son discours de présentation du budget 2008 : « Il est nécessaire de soutenir la liberté et l’indépendance de la presse, mais aussi l’accès de tous nos concitoyens à l’information, en garantissant le pluralisme des titres et leur bonne diffusion sur tout le territoire. L’Etat le fait de longue date. Le budget 2008 honore et réaffirme cet engagement. »
EDD
15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aides de l'état ; presse ; albanel; ministère : budget 2008 ;
23.01.2008
Rapport Attali : "Le mettre en oeuvre ou au placard."
Le Figaro vient de le poster :

L'ancien sherpa de Mitterrand a réaffirmé qu'il fallait concrétiser ses mesures «rapidement» car «la fenêtre de tir est étroite».
Un accueil «très positif». Jacques Attali s'est montré satisfait du jugement porté par Nicolas Sarkozy sur les propositions de sa commission sur la croissance française. Mais l'ancien sherpa de Mitterrand s'est plu à souligner que ces mesures devaient être mises en œuvre quasi-intégralement et rapidement.
«La seule chose qu'on peut faire avec lui, c'est le mettre en œuvre ou le mettre au placard», a lancé Attali. Le chef de l'Etat a affirmé mercredi qu'il adhérait «à l'essentiel» des conclusions de la commission, mais s'est dit contre la suppression du «principe de précaution», des départements et de la réglementation des pharmaciens.
«Je trouve que le président a eu beaucoup de courage et d'honnêteté de nous dire ce avec quoi il n'était pas d'accord», a réagi Jacques Attali, estimant qu'il «a approuvé explicitement un très grand nombre de nos propositions» et que le rejet des trois propositions ne remettait pas en cause l'ensemble.
«Rapport libre et non pas libéral»
«Le rapport n'est pas à prendre par parties. On ne peut pas prendre que la partie droite (...) Si c'est le cas, ça se fera sans nous. La commission n'est pas là pour confirmer ou infirmer le programme du candidat» Sarkozy, a-t-il renchéri, précisant que ses 44 membres de la commission n'avaient «de comptes à rendre à personne. C'est un rapport libre et non pas libéral».
Interrogé sur le calendrier très précis préconisé par la commission pour mettre en oeuvre ses 316 propositions - entre avril 2008 et juin 2009 -, Jacques Attali a réaffirmé qu'il fallait agir «rapidement» car «la fenêtre de tir est étroite». «Nous pensons que c'est ce qu'il faut faire, mais nous ne nous substituons pas au pouvoir politique.» Il n'a rien trouvé à redire au choix de Nicolas Sarkozy d'organiser un «séminaire gouvernemental» début février pour examiner les «mesures prioritaires» de la commission.
AFP
21:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : attali, sarkozy, economie
18.01.2008
A Tsar is Born
« L'ordre, avant la liberté. » Le magazine américain « Time » a désigné comme personnalité de l'année 2007 Vladimir Poutine, cet homme « d'acier et déterminé » qui a « ramené la Russie à la place de grande puissance mondiale ». Le choix de l'ex-agent du KGB soviétique réhabilite aux yeux du magazine la notion de grand homme d'Etat. PORTRAIT
Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie depuis mai 2000, vient d’être élu homme de l’année par le magazine américain Time. Une nomination surprenante pour un homme menant une politique autoritaire souvent critiquée.
Sportif et étudiant accompli
Vladimir Poutine est né le 7 octobre 1952 á Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg). Issu d’une famille ouvrière dont il est le troisième enfant, il est un sportif accompli. Des années de compétitions de sambo (sport de combat) le mènent au titre de maître des sports de sambo en 1973. Après de brillantes études de droit a l’université de Leningrad, où il obtient en 1975 son diplôme avec un mémoire consacré á la politique des Etats-Unis en Afrique, il devient membre du KGB où il reste 15 ans.
De conseiller a Président
Après sa démission en 1991, il entre officieusement dans la politique comme président du conseil de la ville de Saint-Pétersbourg, où il devient en 1994 premier adjoint du maire Anatoli Sobtchak (qui a été son professeur à la faculté de Droit). Puis il gravit les échelons un par un ; président de la section locale du premier ministre en 1995 ; adjoint au directeur des affaires de la présidence de Boris Eltsine en 1996 ; premier ministre en 1999, puis président par intérim le 31 décembre suite a la démission de Boris Eltsine. Il est élu officiellement le 26 mars 2000 avec 52,52% des suffrages.
« Personnalité de l’année 2007»
Le Time vient de le nommer « personnalité de l’année 2007 ». Un choix qui peut surprendre mais qui s’explique par le renforcement de la Russie sur la scène internationale. « Un homme déterminé et dur comme le fer » qui mène une politique étrangère en faveur d’une résolution rapide et militaire des conflits. Vladimir Poutine a élevé le niveau de vie dans le pays et a engagé la Russie sur la voie de la stabilité et de la fiabilité. Ses méthodes autoritaires sont critiquées ; nombreux estiment l’Etat de droit menacé et dénoncent l’autocensure des médias. Malgré ces dénonciations, et son second mandat qui arrive à son terme, l’avenir politique de ce mari et père de famille, ne s’estompe pas. Les présidentielles de mars 2008 lui offrent de nouvelles responsabilités politiques en Russie.
Elodie Desporte Duperry
16:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vladimir, poutine, russie, présidence, times, homme de l'année




